La guerre qui commence en 1939 avec l'agression allemande contre la Pologne (1er septembre) et les déclarations de guerre de la Grande-Bretagne et de la France (3 septembre) après une suspension d'armes, que l'on appelle en France la « drôle de guerre », va embraser l'ensemble du monde pour entraîner, à quelques exceptions près, tous les États dans ce cataclysme.
Après quelques affrontements violents, en particulier pour courper la « route de fer » à l'Allemagne, la véritable confrontation a lieu à partir du 10 mai 1940, lorsque les Allemands, organisant la guerre éclair (Blietzkrieg) durant laquelle ils utilisent des divisions blindées appuyées par l'aviation, mettent en quelques jours les armées françaises en déroute. La campagne de France se solde par le réembarquement des Britanniques à Dunkerque et l'armistice (22 juin 1940) demandé par le maréchal Pétain, qui détient les pleins pouvoirs en France à partir du 10 juillet.
La France, partiellement occupée, hors de combat, laisse seuls la Grande-Bretagne et son empire face à l'Allemagne et à l'Italie. La « bataille d'Angleterre » sera moins heureuses pour Hitler, qui n'arrive pas à venir à bout de la volonté de résister des Britanniques sous l'impulsion et la responsabilité de Winston Churchill.
Dès lors, le Führer, qui jusqu'alors avait « traité » ses adversaires un par un, se trouve confronté à une guerre d'usure pour laquelle l'Allemagne n'est guère préparée. Le Reich et l'Italie vont tenter d'asphyxier la Grande-Bretagne en essayant de la couper de ses sources d'approvisionnement. C'est le sens de la guerre en Méditerranée et dans l'Antlantique. Le bassin méditérranéen, l'Adriatique, la Crète, l'Afrique du Nord et le Proche-Orient sont les lieux de combat qui, malgré notamment l'Afrikakorps de Rommel, se soldent par un avantage pour les Britanniques. L'Atlantique devient à son tour le théâtre de combats navals et en particulier d'une guerre sous-marine sans merci. De puis la loi prêt-bail (mars 1941), les Américains, dont les intérêts vitaux sont menacés par les Allemands, se rapprochent de plus en plus concrètement des Anglais (la charte de l'Antlantique, en août 1941, qui édicte les principes démocratiques à promouvoir après la guerre, scelle cette convergence).
Le 7 décembre 1941, l'agression japonaise contre la flotte de Pearl Harbor fait basculer les États-Unis dans le conflit en entraînant l'opinion américaine, qui n'était guère favorable dans sa majorité à une participation des États-Unis à une nouvelle guerre.
À l'est, l'attaque de Hitler (22 juin, opération Barbarossa) contre l'Union soviétique pour s'assurer des ressources agricoles de l'URSS et du pétrole du Caucase fait plus qu'ouvrir un nouveau front. Elle entraîne dans le conflit l'Union soviétique, jusqu'alors neutralisée par le Pacte germano-soviétique. Après une avancée foudroyante qui l'amène jusqu'aux portes de Moscou, la Wehrmacht est bloquée par l'armée soviétique. L'hiver 1941-1942 accentuera les difficultés du Führer.
Ainsi, n'ayant pu venir à bout de la forteresse anglaise, Hitler a provoqué une formidable coalition, qui deviendra la « Grande Alliance » vouée, à terme, à le détruire.